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Situé
en Dauphiné (Isère), Thodure est une commune de Bièvre-Valloire,
faisant partie du Pays de Chambaran
(chef-lieu
de canton : Roybon), qui s'étend en partie dans la plaine de Bièvre, à une
altitude de 313 mètres (Église Saint André de Thodure). Le point culminant du village
(487 m) se situe près de l'Étang de la Femme (limite de Viriville),
le point le plus bas (288 m) se situant à Fond Roux (ou Fonroux). À noter aussi que les
églises de Thodure et de Marcilloles sont à la même altitude.
À savoir,
«Chambaran
: le mot paraît être un terme générique pour désigner une vaste étendue de
terrains incultes, bois, landes et bruyères, dont la surface ne présente que
moraines et terrasses formées par les alluvions s'échappant du front des
glaciers.»
«Notre "vallée de Bièvre" constitue aux yeux de certains un des
plus beaux paysage géologique d'Europe (vallée glaciaire intacte)...»
D'après une tradition populaire, il semblerait, aussi, que ce nom "Chambaran"
vienne de l'expression "champ bon à rien" (champ peu fertile).
D'autre part, on trouve plusieurs orthographes du nom : Chambaran, Chambarans,
Chambarand, Chambarands.
Le village
de Thodure, très étendu, (superficie de 1443 hectares sur trois niveaux : la
plaine, le village et le plateau), est découpé en plusieurs hameaux comme la
Ville, la Bourgeat, le Voisinal, le Thivin, les Curts, l'Étang, le Rival, le
Vacher, les Chassagnes, les Brosses, etc...Il faut savoir aussi que les hameaux
des Poipes rattaché à Marcilloles, du Chapesola (Chapaizolle), du Favot et du Bourdeau
rattachés à Viriville, dépendaient de Thodure, appartenant à la Paroisse
jusqu'à la Révolution de 1789.
carte
de Cassini :
ou carte de l'académie, dressée par ordre du roi Louis XV. Cette carte est la
plus ancienne des cartes de France entière à l'échelle topographique.
cartes de
Thodure
: routes et chemins du village de Thodure aujourd'hui.
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«La
première mention, connue à ce jour, du nom de Thodure, date de mai 892 ou 902.»
En effet, dans la traduction du
Regestre
Dauphinois d'Ulysse
Chevalier il est fait mention de TALDUBRICO-THODURE.
«Le
second écrit, du 9 août 949 ou 950, se trouve dans
Gallia
Christi,
au Cartulaire de Grenoble. Le futur Thodure se nomme TALDIVIRO. Or, d'après une
étude de André Plank (1995), le préfixe Tal ou Thal,...d'origine celte ou
germanique, désigne la Vallée, et le suffixe viro,...d'origine latine, évoque
la couleur verte. TALDIVIRO serait donc la VALLÉE VERTE.»
À noter :
«à
gauche en entrant dans l'église Saint André, au pied de l'escalier qui monte
à la tribune, une plaque gravée en latin commémore sa consécration en 1873
par Monseigneur Hugonin, enfant de Thodure, Évêque de Bayeux
: on peut y lire entre autre "taldiviri populi", c'est-à-dire
littéralement "les gens de Thodure".»
«Plus
tard, au 16è siècle, on dira THOUDURO ou THODURO et au
15è siècle, THOUDUROZ.»

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«En 1230, on
peut voir que Thodure est placé parmi les possessions de la "Maison"
de Bressieux, où il restera jusqu'en 1378, date à laquelle prend naissance la
lignée des futurs "Seigneurs de Thodure".»
«En 1378,
en effet, Polie de Bressieux, en épousant FALQUES (ou Falcon) de MONTCHENU, lui
apporta en dot cette terre de Thodure dont il fit hommage, cette même année, à
HUGUES, Baron de Bressieux.»
«Les
villageois, en contrepartie de la sécurité dont ils bénéficiaient sous la
protection des seigneurs, étaient tenus de payer un impôt, le
vingtain,
et de participer aux travaux d'entretien des murailles.»
Outre
ce dernier, la
liste des impôts
à Thodure
était
impressionante.

Les armes
de la famille de Montchenu étaient :
"de gueules à la bande engrelée d'argent, alias d'or".
La branche de Thodure :
"brisaient d'un aigle d'azur en chef de la bande".
La
devise de la famille : Généalogie
des Montchenu : Date
historique en France, qui marque la fin de "la Baronnie de Thodure" et
la fuite des Seigneurs de Montchenu. Ils se seraient d'ailleurs enfuis à la
Côte Saint André, où se trouvait un régiment de dragons du Piémont. Thodure
serait la première commune de France à avoir aboli les privilèges : Dès
le 28 juin 1789, à Thodure, une délibération a eu lieu, connue sous le nom de
délibération de
la commune de Thodure. Le
1er août 1789,
abandon des droits seigneuriaux,
tandis que l'Assemblée Constituante et les États Généraux réunis à Paris
voteront l'abolition des privilèges durant la nuit du 4 août 1789 seulement.
Selon
les différents mémoriaux de Thodure, il s'avère que cette guerre ait fait
beaucoup de victimes, une dizaine, ce qui a certainement contribué au début du
déclin de la population, amplifié par la "Grande Guerre" qui s'en
est suivi. Cette
guerre a marqué lourdement le village de Thodure puisqu'une trentaine de
jeunes hommes sont morts en quatre ans, laissant ainsi de nombreuses femmes
seules. La population a donc diminué considérablement (en 1840-50, la population comptait près de mille
habitants), phénomène accentué par l'exode rural vers les villes
(recherche de travail). Guerre
moins dévastatrice en vies humaines que la précédente pour les thodurois. Il
y a eu plusieurs prisonniers de guerre, et quelques jeunes résistants, la
région étant d'ailleurs très propice pour les maquis : maquis des Chambarans,
maquis du Vercors...Les thodurois vivaient en autarcie, et beaucoup d'enfants de
la ville venaient travailler pour se nourrir. Une
trentaine de jeunes thodurois ont participé à cette guerre, mais la commune
n'a enregistré aucune perte humaine. Cette guerre, étalée sur huit ans, a
beaucoup perturbé les familles, notamment au niveau du travail dans les fermes,
car les jeunes partaient pour 28 mois avec seulement une permission. Les victimes de
guerres - mémoriaux de Thodure
Après
un déclin constant de la population jusqu'en 1975, on remarque de nos
jours un retour à la campagne, dû à un phénomène de recherche d'une
meilleure qualité de vie (562 habitants en 1999) : pas de pollution,
tranquillité et sécurité. Recensements de 1836 à nos jours. Année Nbre d'habitants Année
Nbre
d'habitants 1836 1240 1911 845 1841 1144 1921 704 1846 1129 1936 589 1856 966 1954 570 1861 995 1962 583 1866 976 1968 546 1872 953 1975 509
1876 1011 1982 527
1999 : 562 habitants
extraits
des recensements de 1836, 1866, 1936 et 1975
Où travaillent les thodurois : 26%
des thodurois travaillent sur la commune de Thodure,
Les logements : 279
logements, dont 215 résidences principales et 43 résidences secondaires. Thodure
est un village rural. À
noter, selon les chiffres du recensement agricole 2000, que la superficie agricole
utilisée par les exploitations est de 1035 hectares (pour une superficie du
village de 1443 hectares). l'agriculture d'hier et d'aujourd'hui à
Thodure, La
fabrication de tuiles serait un artisanat très ancien, qui pourrait remonter à
l'époque gallo-romaine, vu l'importance des sites se trouvant sur la commune.
On trouve trace d'une fabrique de tuiles datant de la fin du 14è siècle, une facture
de 1393-94, faisant mention de l'utilisation de tuiles de Thodure nécessaires
à l'entretien de la Halle de la Côte Saint André : «1389-1390
: Un artisan, Pierre Carron dit Garnier accepte à prix-fait la charge de
maintenir en bon état les toitures du Château et de la Halle pour 12
setiers de seigle. Thodure,
comme tous les villages ruraux, avait une grande diversité de commerces et
artisans : des hôtels, une douzaine de cafés, des boulangers, épiciers,
menuisiers, charrons, maréchal-ferrant, charpentier, barbier-coiffeur...Il semblerait néanmoins
qu'il n'y ai jamais eu de bouchers ! Pour
l'anecdote, le recensement de 1840, fait alors état de quarante chaufourniers
(ouvriers responsables de la bonne marche d'un four à chaux). Almanach
de 1909 répertoriant les
différentes activités du village. entrepreneurs et artisans d'aujourd'hui à
Thodure, Le
centre de la domination des Barons de Thodure était un château fort dont il
reste encore une tour et des bâtiments relativement modernes. Aujourd'hui
propriété privée. «Dans
ce château d'où l'on voit une forte belle vue sur la plaine, la Côte Saint
André, Marcilloles, une foule de communes voisines, et d'où l'on aperçoit les
montagnes de l'Ardèche à l'ouest, celles du Royannais au sud-est, à
l'est celles de la Chartreuse, et par-dessus celles-ci, les Alpes, et même, par
temps clairs, la masse colossale du Mont-Blanc, partait en descendant
à droite et à gauche, et en suivant tous les accidents du terrain, un mur
construit en gros cailloux roulés, seuls matériaux de construction de ces pays
où la pierre manque. Cette vaste ceinture, généralement bien conservée et
très pittoresque avec les lierres qui la recouvrent aujourd'hui, renfermait le
Thodure d'alors, qui sous le nom de la ville, n'est plus une annexe du Thodure
actuel, situé plus bas, en dehors de l'enceinte qui vient d'être décrite.
Un autre mur intérieur séparait la ville du château proprement dit. Des
portes, qui existent encore en partie, donnaient accès à la ville, l'autre au
château, une autre faisant communiquer le château avec la ville.» À noter aussi qu'un cimetière se situait autour de l'église.
écoles
de Thodure d'hier et d'aujourd'hui à Thodure, Lieu
de procession jusqu'au milieu du 20è siècle, à l' occasion du 15 août, Fête
de l'Assomption, cette "Madone" fut érigée par un particulier sur sa
propriété. Il ne nous a pas été possible d'identifier cette personne, ni de
connaître les raisons qui l'ont incitée à élever cette statue de la Vierge
Marie sur les anciens remparts, bien visible du village, surtout en empruntant
la route du Grand Serre. Quant à la date de l'édification de cette
"Madone", elle nous est tout aussi inconnue. Les villageois
se réfugiaient dans
cette maison datant du 16è siècle, afin de se
protéger. Aujourd'hui propriété privée, elle a été rénovée dans le style
des maison massives, en conservant la porte d'origine (une des dernières en
France), caractérisée par son secret d'ouverture, ses fenêtres à meneau,
ainsi que des plafonds "à la française". L'Isère
est le département le plus riche en cadrans solaires. Selon l' "inventaire
des cadrans solaires" effectué par l' "Atelier Tournesol", 698 y
ont été recensés : «
- 538 cadrans anciens, antérieurs à la Seconde Guerre Mondiale. Six
cadrans sont répertoriés à Thodure ; l'un des plus connu et parfaitement
conservé, date de 1768, créé par Hyacinthe Pascalis. (propriété privée) Différentes
délibérations
du Conseil Municipal en rapport avec le futur emplacement du monument aux morts,
devis, etc... : Le
9 janvier 1921 : décision de l'emplacement du monument aux morts et
présentation du devis. Le
2 mars 1921 : vote pour l'emplacement du monument aux morts et organisation que
cela impliquera.
Devis estimatif du 12 août 1879
pour la construction du poids public. Il
existait trois moulins à grain, propriétés des Montchenu et les thodurois
devaient
payer une redevance pour moudre leur grain. Ces moulins étaient alimentés par
un canal les reliant au "grand étang des moulins" (aujourd'hui "étang
de la femme", en limite de Thodure sur Viriville), appartenant
jusqu'à la Révolution au Baron de Montchenu. Ils ont fonctionné jusqu'au milieu
du 20è siècle.
Acte
de vente d'un moulin, datant du 17 juin 1875.
Requête
datant du 10 septembre 1770, mentionnant les deux étangs,
propriétés des Montchenu : "étang neuf" et "étang des
moulins". Nombreuses
sont les origines de la présence des croix de chemin : elles peuvent être
dressées à l'occasion d'une mort subite à l'endroit même où le décès a eu
lieu, en souvenir de la personne disparue, à la suite d'une guérison, lors du
retour de la guerre, à l'occasion d'une conversion, ou encore pour faire acte
de piété collective de la part d'une paroisse.
Document
témoignant de l'acquisition du terrain où se situera la croix, datant du 10
septembre 1900, de Mme Aglaé Grégoire (née Vacher) à l'Abbé Luc-Pupat.
Lettre
de remerciements de Mme Aglaé Grégoire (née Vacher) à l'Abbé Luc-Pupat,
datant du 6 août 1902. Cet
animal carnivore, autrefois prédateur redoutable des troupeaux d'ovins de nos campagnes, est souvent apparu comme «l'incarnation
même du mal, de la violence froide, de la cruauté». Plusieurs
anecdotes concernant le village de Thodure, malheureusement très tragiques,
sont d'ailleurs relatées dans les registres paroissiaux de l'époque : «En
1691, le dernier jour de juillet, Jean Balléon, âgé de quinze ans, fut
dévoré par une bête féroce sous le grand étang de Thodure, et ses restes
enterrés au cimetière de Saint-André le lendemain.» «Le
23 mai 1732, le curé Étienne enterre François Charre, âgé de huit ans,
étranglé par un loup ; puis c'est Benoite Valet, âgée d'environ dix ans,
"presque dévorée par un loup" et dont les restes reçurent la
sépulture au cimetière de Thodure le 23 juin 1734.» «Le
29 juin 1759, Pierre Bouchard, garçon d'environ quatorze ou quinze ans, fut
dévoré par les loups en Chambaran et ses ossements inhumés le même jour au
cimetière de Thodure par le curé Étienne.» «À
la suite de la rupture de la "muraille" de terre et de poudingue, qui
se produisit à l'emplacement de Beaufort, lieu-dit "les Fontaines", le
niveau général du sol s'abaissa ; des torrents descendant de Chambaran creusèrent
alors leurs lits en "combes" profondes dans la petite pente
nouvellement formée. Cette
source intarissable, se situant à la Combe Bondiaude, a été surnommée "Source du
Centenaire" par les villageois, qui, prenant l'habitude d'y
prendre leur eau, se disaient : «À force de boire de cette eau fraîche, tu
vas vivre vieux.» Sources
bibliographiques :
"La Droite voie !"
Le cri de ralliement :
"Montchenu !"
extrait de l'"Armorial du Dauphiné"
LA
RÉVOLUTION DE 1789
1ère journée historique
:
2ème journée historique :
THODURE
À TRAVERS LES GUERRES DU 20è SIÈCLE
La Guerre de 1870 :
La Guerre de 1914-1918 :
Un monument aux morts a été édifié à la mémoire des victimes de cette
"Grande Guerre". (cf. patrimoine)
La Guerre de 1939-1945 :
La Guerre d'Algérie :
ÉVOLUTION DE LA
POPULATION
Recensements de la population :
Quelques
chiffres, selon le dernier recensement de 1999 :
61,7% dans une autre commune du même département,
12,3% hors du département.
Les logements sont en grande partie anciens, puisque seulement 132 d'entre eux
ont été construits après la dernière guerre.
ACTIVITÉS
D'HIER ET D'AUJOUD'HUI
L'agriculture :
Autrefois chacun possédait quelques bêtes et un peu de terre, la plupart
simplement pour nourrir son foyer ; aujourd'hui les agriculteurs (la plupart
pratiquant polyculture et élevage) ont un fonctionnement comparable à celui
d'une entreprise, ils doivent aussi gérer leur exploitation.
Pour
plus de renseignements, se rendre à la rubrique :
activités / agriculture
L'évolution des commerces et artisans :
En
1393-1394, leur entretien nécessite l'achat de 4500 tuiles que fournit
François Gormond, de Thodure.»
À noter aussi la présence d'un bureau de poste jusque dans les années 1970.
Pour
plus de renseignements, se rendre à la rubrique :
activités / entrepreneurs et artisans

PATRIMOINE
Le château des seigneurs de Montchenu :

Les églises et le cimetière :
Église Saint Georges :
Dans l'enceinte du château, elle a été détruite à la fin du 18è
siècle. Il existait d'ailleurs un souterrain reliant l'église au château.
Selon des écrits, il est aussi fait mention d'une crypte sous l'église Saint
Georges précisant qu'en 1694 «est ensevelie dans l'église Saint Georges, noble dame
Debaudel, épouse Joachim Thomas de Montchenu, Seigneur de Thodure.» Puis en
1709, «noble Louis Montchenu». Actes de décès - extraits du registre
paroissial.
Leur présence est également attestée par l'inventaire des chemins du 19è
siècle «Chemin numéro 48 dit de l'Église Saint Georges, confinant au midi
l'emplacement de l'église et du cimetière vendus. Allant à l'ancienne église
Saint Georges qui a été détruite.»
Église Saint André :
La première, construite à l'emplacement de l'actuelle église, mais orientée
est-ouest, était entourée d'un cimetière. Elle fut détruite par des
inondations, ainsi que le cimetière qui fut emporté.
L'église d'aujourd'hui a été édifiée de 1863 à 1873 dans le style
néo-gothique, selon une orientation nord-sud.
Cette reconstruction se fit selon les plans de l'architecte Alfred Berruyer, qui
employa la technique typique de la région en galets roulés, alternés
avec des lits de tuiles. L'ornementation intérieure est faite de décors peints
(motifs muraux et géométriques).
Elle fut inaugurée le 7 septembre 1873 par Monseigneur Flavien
Hugonin, Évêque
de Bayeux, né à Thodure. Une pierre commémorative gravée en latin, se trouve
à l'intérieur de l'église, près de l'escalier qui monte à la tribune.
Délibération de la commune de Thodure
(30 août 1876), tendant à perpétuer le souvenir de la
consécration de l'église par Monseigneur Hugonin.

Cimetière :
Le cimetière de Thodure était à l'origine situé près de l'église Saint
André. Dévasté après des inondations, il fut conservé au centre du village.
Considéré comme «trop exigu et placé encore au centre du bourg», il fut
déplacé vers son emplacement actuel, suite à une donation de terrain faite
par Melle Brochier.
Cette dernière souhaita, en échange de cette donation, obtenir une sépulture
pour elle et sa famille à perpétuité.
De nombreuses tractations furent donc nécessaires avant l'acceptation de ce
dossier :
conditions à remplir pour obtenir une sépulture à
vie (19 février 1851),
réponse de la préfecture présentant les engagements de Melle Brochier
(30 mars 1851),
acceptation du Ministère de l'Intérieur de la donation afin d'y établir le
nouveau cimetière (30 mai 1851).
Les Couvents, les Écoles et Le Nid :
Les Sœurs du Rosaire :
Leur présence à Thodure est signalée en 1770, puis en 1779.
Couvent des Sœurs Trinitaires :
Le bâtiment, dont la construction commença à la fin du 18è siècle, fut
agrandi plusieurs fois par la suite.
Ce sont deux femmes, "dames" Tabaret et Pialat qui firent don en 1817
aux religieuses trinitaires de ce bâtiment, à condition d'être «logées,
nourries et entretenues dans la dite maison ou telle autre de la
congrégation».
Une chapelle, construite à la fin du 19è siècle, jouxte la maison.
École privée de filles, avec un internat, jusqu'en 1904. Aujourd'hui
propriété privée.
École des Frères :
Tenue par les frères Maristes, dépendants de Saint-Genis-Laval (Rhône), cette
école est devenue la salle des fêtes actuelle.
École privée de garçons.
École -Mairie :
Le bâtiment école - mairie date de 1900, et était à l'origine une école de
garçons. L'école d'autrefois se situait à l'ancien presbytère (école
maternelle actuelle). L'ancienne mairie qui a brûlé, se situait à
l'emplacement de l'ancienne cure.
Pour
plus de renseignements, se rendre à la rubrique :
thodure / école

Le Nid, ancien orphelinat de Thodure :
Le curé, Callixte Luc-Pupat de Thodure, bouleversé par la misère des enfants
orphelins, qu'aucune oeuvre officielle ne prenait en charge au milieu du 19è
siècle, avait accueilli chez ses parents, sept garçons sans famille et sans
travail.
Après des années de gestion difficile, son ami le Père Debresse, alors curé
de Lentiol, sauve cette "entreprise" au bord de l'abîme et c'est
ainsi que naît l' "Orphelinat de Thodure".
Aujourd'hui, "Le Nid" appartient au "Prado Rhône-Alpes" et
héberge les "Jardins du Prado". Bien qu'il garde un caractère
social, il n'accueille plus d'enfants.

La Madone :
La maison forte du Rival :
Les cadrans solaires :
«
- 18 objets conservés
dans des collections privées ou des musées.
«
- 142 cadrans contemporains :
quelques créations gnomoniques calculées ainsi que des pastiches d'anciens et
des fabrications en grande série qui témoignent de l'actuel engouement populaire.»
La place de Thodure :
Le monument aux morts :
Il a été construit en hommage aux victimes de la "Grande Guerre" en 1921. Orné d'une bordure de buis, il est en forme d'obélisque, comme dans beaucoup d'autres villages, et est surmonté d'un vase funéraire recouvert en partie d'un drapeau.
Les noms des disparus sont gravés sur l'obélisque lui-même et classés par année, de 1914 à 1921. En dessous figure la mention : "La commune de Thodure à ses enfants morts pour la France".
Cependant sont aussi inscrits les "Morts pour la France" des autres guerres (guerre du Rif - Maroc 1925 et seconde guerre mondiale 1939/1945) sur le côté gauche du monument.
Depuis la restructuration de la place du village, réalisée au cours de l'année 2003, les grilles et les obus qui entouraient le monument ainsi que la plaque commémorative de la guerre 1914/1918 qui était placée devant, ont été retirés.
Sur cette plaque, conservée et placée à l'intérieur de l'église, sont disposées plusieurs rangées de médaillons émaillés. Bien qu'un grand nombre d'entre eux aient été endommagés par le temps, on peut encore voir sur certains le portrait photographié de chaque disparu, avec son nom inscrit au-dessous. Cette plaque en pierre repose sur des pieds métalliques et porte l'inscription gravée :"MORTS POUR LA FRANCE/1914-1918/Souvenir", à laquelle s'ajoute la reproduction de deux médailles militaires.
Le 6 janvier 1921 : convocation pour une réunion du Conseil le 9 janvier 1921,
pour débattre de l'emplacement du monument aux morts.
séance
du 6 janvier 1921
séance
du 9 janvier 1921
séance
du 2 mars 1921
Le petit mur :
Bordant la place du côté de la boulangerie, il date de 1733 : «j'ai fait
faire la muraille qui est contre le torrent de cinq pieds et demi de profondeur
et de deux pieds et demi de largeur. Laquelle muraille ne coûte rien à la
communauté. L'ayant fait faire d'un dégrèvement de 255 livres que j'ai obtenu
moi-même de Monseigneur Le Cardinal de Fleury premier ministre de France. Fait
le 15 juillet 1733. Signé Étienne, Curé.» - Extrait du registre paroissial.
La fontaine :
Construite à la fin du 19è siècle. À l'origine, deux tritons ornaient le bassin, mais ils ont
été volés en 1990.
La bascule :
Jouxtant l'église, elle a été construite après cette dernière, et date donc
de la fin du 19è siècle. Encore fonctionnelle aujourd'hui, elle servait à
peser les récoltes, le bois, le bétail ... À l'époque, tous les ans, un
service des poids et mesures venait la contrôler.
Délibération
du 17 août 1879
pour définir l'emplacement d'un poids public dit bascule sur la place de la
commune.
Délibération
du 22 février 1880 pour voter l'exécution des
travaux (annexe à la délibération du 17 août 1879).
Délibération
du 27 mai 1881
pour la location de la bascule.

Les moulins :
Les bâtiments de deux d'entre eux subsistent encore, mais les mécanismes ont
été détruits. Ils sont aujourd'hui des propriétés privées.
L'eau :
Les sources :
La commune est riche en sources, quatre à cinq sont captées avec un débit de
300-400 l/mn.
Il existe encore une vingtaine d'autres sources non captées sur Thodure.
Les rivières :
La "Raille" qui traverse la plaine de Thodure, est la continuité du
"Rival" (Marcilloles).
Les torrents :
Le "Fondon", sur la place, descend des Chambarans, pour se jeter dans
la "Raille".
La "Pérouse", venant de Viriville, se jette aussi dans la
"Raille".
Les ruisseaux :
Le "Régrimay", situé aux limites sud de la commune.
Les étangs :
Étangs privés, alimentés par les sources et eaux de ruissellement,
"étang Dumoulin", "étang Berger", "étang du
Régrimay" dit "Emptoz" (anciennement "étang Neuf") et "étang Collet".
INSOLITE
La Croix Blanche :
À Thodure, la croix de chemin la plus connue, "la Croix
Blanche", se situe sur le coteau (route du Grand Serre), à la limite du
village, et a d'ailleurs donné son nom à la route qui relie Thodure à Lentiol.
Cette croix a été érigée en 1900 par
l'Abbé Callixte Luc-Pupat de Thodure sur sa propriété.
Les loups :
La peur du loup a rendu l'animal célèbre, alimentant de nombreuses légendes.
En dehors du très célèbre "loup-garou", appelé "lhiuberu"
dans le Dauphiné, il était surtout décrit comme un animal féroce, «avec une
prédilection pour la viande tendre des fillettes, des jeunes bergères dans la
fleur de l'âge et des garçonnets».
C'est aussi d'ailleurs pour cela que l'on trouve fréquemment dans nos campagnes
des chemins, des bois, des lieux-dits, etc...portant le nom du loup.
À Thodure, certainement, "La Pierre du Loup" y fait référence,
rappelant sa présence, souvent très douloureuse (cf. ci-après).
Il faut bien entendu imaginer, qu'avec la proximité alentour de l'immense
forêt des Chambarans, le loup devait être une espèce développée, redoutée
et traquée. À noter aussi qu'en Dauphiné, les "brûleurs de loups"
avaient une forte réputation.
La Pierre du Loup et la Dent de l'Âne :
Au fil des siècles, grâce à l'apport de matériaux naturels drainés par les
cours d'eau, cette pente se nivela peu à peu, donnant ainsi naissance,
progressivement, à notre plaine de Bièvre.
Témoins de ces cataclysmes suivis de cette lente évolution, quelques
"blocs erratiques" : "La Dent de l'Âne" et "La Pierre
du Loup", se trouvant dans la combe du Fondon.»
La Source du Centenaire :
![]()
"Des Autagnes à Ferrassière...si Thodure m'était conté" - Gabriel
Némoz
"La
Baronnie de Thodure" - Antonin Macé de Lépinay
"Patrimoine
en Isère - Chambaran" - Musée Dauphinois
"Histoire
des communes de l'Isère" - article de Pierre Malet
"Isère"
(Chez nous, le département de l') - J.-B. Lanfrey
"L'an I de
la liberté" - René Bergeret
Mairie de
Thodure
Archives
départementales de l'Isère
Registres
paroissiaux
"Inventaire
des cadrans solaires anciens de l'Isère" - Atelier Tournesol
Nombreux témoignages recueillis
Divers documents aimablement prêtés
Nous remercions particulièrement Maurice Combalot
![]()